Lors des élections législatives de 2024, le député avait tenu des propos laissant entendre que des personnes d’origine maghrébine n’étaient pas destinées à occuper les postes les plus importants. Il a ensuite été condamné à une amende de 1 000 euros avec sursis, selon les informations publiées jeudi par ICI Auxerre.
Le député de l’Yonne et ancien cadre du Rassemblement national, Daniel Grenon, a été sanctionné par la cour d’appel de Paris d’une amende de 1 000 euros avec sursis, lors d’une décision rendue ce jeudi. L’information a été portée à connaissance ce jeudi 16 avril par ICI Auxerre, via l’avocat du MRAP, l’une des parties civiles. Il a en revanche été acquitté de l’accusation d’incitation à la haine raciale. L’élu de la première circonscription de l’Yonne, qui avait été exclu du RN, est aujourd’hui affilié au mouvement Debout La France dirigé par Nicolas Dupont-Aignan.
Grenon a été jugé pour des propos à caractère raciste proférés à l’encontre des Maghrébins durant les élections législatives de juillet 2024 et publiés dans les pages du quotidien L’Yonne Républicaine : « Des Maghrébins sont arrivés au pouvoir en 2016, ces gens-là n’ont pas leur place dans les hauts lieux ». Le 2 mai 2025, le tribunal correctionnel de Sens l’avait initialement condamné à une amende de 3 000 euros. La décision finale, en appel, le condamne à 1 000 euros d’amende avec sursis.
Trois associations anti‑racistes s’étaient constituées parties civiles dans ce dossier : le MRAP 89, la Licra et la Ligue des Droits de l’Homme. Selon Bernard Schmitt, l’avocat du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), il s’agit d’une peine « faible ».







