Les postes dans l’industrie seront préservés, sans aucun licenciement imposé, a assuré Éric Haan jeudi sur 42mag.fr. Il a précisé que les salariés seraient amenés à être intégrés à ces nouvelles activités. Cette affirmation intervient alors que Stellantis a annoncé l’arrêt de la production automobile dans l’usine de Poissy, prévu à partir de 2029.
La reconversion du site Stellantis situé à Poissy dans les Yvelines a été dévoilée le jeudi 16 avril et, selon Éric Haan, le chef de l’usine, elle représente « une perspective d’avenir qui assurera une activité industrielle durable pour Poissy » lors d’un passage sur 42mag.fr. Le groupe a indiqué qu’il n’y aura plus de production automobile à partir de 2029, tout en s’engageant dans de nouvelles activités et sans prévoir de licenciements.
Les activités qui prendront place sur ce site iront de la production de pièces de rechange et d’éléments détachés à des ateliers de démantèlement de véhicules hors d’usage afin de récupérer des pièces, mais aussi la préparation et la transformation de véhicules neufs pour des séries spéciales ou encore des flottes d’entreprises. Par ailleurs, le site s’ouvrira à une dimension d’innovation, assure le responsable, avec l’usage de l’impression 3D pour confectionner des pièces en petites séries destinées tant à la vente qu’au prototypage en recherche et développement, ou encore pour être montées sur des véhicules destinés à la compétition, précise Éric Haan.
Budget de 100 M€ destiné à la métamorphose du site
« Nous tiendrons nos engagements », affirme le directeur du site dans une interview accordée à 42mag.fr : « L’usine demeurera en activité, elle se réinvente et sera pérennisée pour plusieurs décennies, et, par ailleurs, nous préserverons l’emploi industriel à Poissy ». Éric Haan précise que les salariés seront réorientés vers ces nouvelles activités. (…) Il n’y aura aucun départ forcé.
Une enveloppe de 100 millions d’euros est prévue pour ce projet de transformation d’envergure. « Cette somme profitera à l’usine pour mettre en place les nouveaux procédés, réadapter les bâtiments, mais aussi financer la formation et l’élévation des compétences de nos salariés », détaille le directeur, qui voit dans cette initiative une très bonne nouvelle.







