La compagnie allemande Lufthansa a été obligée de supprimer 20 000 vols afin d’économiser du kérosène, dont le prix a flambé depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Cette section reproduit une partie de la retranscription du reportage évoqué ci-dessus. Pour le voir dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
À l’aéroport d’Hambourg, l’affluence est presque nulle. Des dizaines de vols ont été annulés, annonçant peut-être un été difficile. Depuis le début du conflit, Lufthansa, la compagnie allemande, supprime près de 20 000 vols afin d’économiser un kérosène devenu trop coûteux. « C’est dramatique. En supprimant autant de liaisons, les possibilités de voyager se réduisent considérablement » ; « Ce sont des trajets que je pourrais emprunter pour le travail ou pour rendre visite à des amis. Mais aujourd’hui, cela va être compliqué », témoignent plusieurs voyageurs.
La compagnie allemande met fin à des liaisons peu rentables, comme celle entre Francfort et Stavanger, en Norvège. Et elle n’est pas la seule en Europe.
Toutes les compagnies sont obligées de s’adapter
En mars, Volotea avait déjà annulé une cinquantaine de vols au départ de Strasbourg. Pour Transavia et Air France, pas d’annulations, mais une hausse des tarifs. +100 euros pour un aller-retour long-courrier Air France. +10 euros pour les trajets courts et moyens. Cette retraitée s’en est rendu compte lors de la réservation d’un voyage en famille. « C’était passé de 800, 850 euros jusqu’à 1 500 en très peu de temps », raconte-t-elle.
Si la France échappe aux annulations massives, c’est parce que ses approvisionnements sont plus diversifiés que ceux de l’Allemagne. « Leurs approvisionnements dépendaient davantage d’une source unique en provenance du Moyen-Orient, tandis que la France bénéficie d’un réseau de partenaires bien plus étendu ; mais face à toutes ces contraintes, ils ont peut-être été ramenés dans le rouge plus rapidement que nous », assure Xavier Tytelman, consultant aéronautique. Pour éviter un été noir dans les aéroports, l’Union européenne envisage d’obliger les États à constituer des réserves de kérosène.







