Parmi les signataires, plus de 2 300 parents sollicitent du maire de Paris des actions urgentes afin de mettre fin aux violences sexuelles, et leur démarche se manifeste dans une lettre ouverte envoyée mardi et transmise à 42mag.fr.
Une lettre ouverte réunissant 3 775 signataires, transmise mardi 5 mai par le collectif SOS Périscolaire et consultée par 42mag.fr, met en lumière les failles du périscolaire et exhorte le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, à prendre sans délai des mesures simples et applicables pour faire cesser les violences sexuelles dans le périscolaire parisien.
Parmi les signataires figurent 2 331 parents, mais aussi 142 enseignants, 27 élus, 133 professionnels de l’enfance et 21 personnes travaillant dans le périscolaire. « Après l’adoption du plan périscolaire par le Conseil de Paris, des parents envoient aujourd’hui une lettre ouverte au maire de Paris. Ils interpellent la Mairie : malgré la prise de conscience sur les défaillances du périscolaire, dans les écoles, concrètement, rien n’a changé », est-il écrit dans cette lettre.
Pour « la mise en place de binômes d’encadrement »
Les signataires réclament notamment « qu’aucun adulte ne soit jamais seul avec un groupe d’enfants », mais aussi « la mise en place de binômes d’encadrement », « l’identification claire des équipes périscolaires » ou encore « une vérification renforcée des antécédents professionnels des personnels encadrant les enfants ». Ils jugent donc qu’Emmanuel Grégoire, « malgré sa volonté affichée de faire du dossier périscolaire l’une des priorités de son mandat, ne va pas assez loin », ajoutent les signataires, demandant à la municipalité « d’allouer des moyens financiers supplémentaires au périscolaire ».
« Les parents reconnaissent les engagements annoncés, mais estiment que le plan voté ne répond pas à l’urgence du terrain et ne va pas assez loin. »
Le collectif SOS Périscolairedans une lettre ouverte
Début avril, le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire a dévoilé son « plan d’action » pour le périscolaire, chiffré à « une vingtaine de millions d’euros ». Parmi les mesures figure notamment la mise en place d’une « commission indépendante » pour établir un état des lieux « complet » et rendre des préconisations, alors que 78 agents ont été suspendus depuis le début de l’année au niveau de la capitale.
Un procès à huis clos ce mardi
Le procès d’un animateur d’une école parisienne poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs s’est ouvert mardi après-midi à huis clos, le tribunal correctionnel de Paris ayant accédé à la demande des parents de restreindre la publicité de l’audience. Nicolas G., 47 ans, qui n’a pas fait de déclaration à la presse lors de son arrivée au tribunal, répond de harcèlement sexuel à l’encontre de neuf filles et d’agressions sexuelles sur trois d’entre elles. Toutes avaient dix ans à l’époque des faits dénoncés, en 2024.







