Lors du Conseil des ministres, Jean-Pierre Farandou, en tant que ministre du Travail, a été confronté à l’opposition du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, au sujet du projet de loi relatif au 1er-Mai, selon les informations fournies par France Inter.
Le texte législatif destiné à clarifier le 1er-Mai « respecter l’essence même » de cette fête, affirme mercredi 29 avril le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, à l’issue du Conseil des ministres. Cette précision intervient alors que le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a exprimé son opposition lors du même Conseil ce matin, selon France Inter et d’autres sources concordantes. Le projet vise à établir d’ici au 1er mai 2027 un cadre juridique clair pour le travail des salariés concernés par cette journée, notamment dans les boulangeries et les fleuristes.
« À Tourcoing, c’est Noël pour les travailleurs » a répliqué le Garde des Sceaux, qui critique « un débat centré sur Paris ». « Beaucoup de personnes se sont senties blessées », assure-t-il, ajoutant que cela touche « le respect des catégories et des symboles populaires », surtout à une date où « les ouvriers se rendent vers les monuments aux morts ».
Le ministre du Travail, attentif au récit de Gérald Darmanin
« C’était pour mon père le seul jour de l’année qui était vraiment férié » a expliqué, lors de ce Conseil des ministres, Roland Lescure, dont le père était communiste et journaliste à l’Humanité. Pour autant, le ministre de l’Économie ne s’oppose pas au projet de loi du gouvernement, car il le juge, à ses yeux, « bien ciblé ».
Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail s’est dit « sensible au témoignage » de Gérald Darmanin, « qui fait sens » sans y voir « une remise en question de la loi ». « Je respecte ces acquis sociaux », a déclaré le ministre du Travail, ajoutant qu’il entendait « célébrer le travail » et la « dignité des hommes et des femmes ».







