Un grand nombre de clips circulent en affirmant qu’une nouvelle disposition légale autoriserait l’État à exiger des applications telles que Waze de dissimuler la présence des contrôles routiers. En réalité, cette règle existe depuis 2021, mais elle ne concerne pas les contrôles de vitesse.
De nombreuses vidéos relayées sur les réseaux sociaux suggèrent que les contrôles policiers pourraient être masqués par les applications de navigation utilisées en voiture, comme Waze ou Google Maps. Sur TikTok, certains clips avancent l’idée qu’une loi française serait entrée officiellement en vigueur et permettrait au gouvernement d’influer en temps réel sur ce qui s’affiche dans ces applications de localisation.
Selon ces messages, une réglementation serait entrée en vigueur le 1er mai 2026 et obligerait les applications comme Waze ou Google Maps à ne plus afficher les signals des contrôles routiers afin d’éviter que les automobilistes ne les évitent.
Une disposition présente dans le Code de la route depuis 2021
Comme bien des contenus trompeurs, il faut distinguer le vrai du faux: il existe effectivement une disposition qui prévoit que, dans certains cas, les autorités puissent demander à des applications comme Waze de dissimuler les informations relatives aux contrôles policiers. En revanche, il ne s’agit pas d’une loi neuve entrée en vigueur le 1er mai; cette règle est intégrée au Code de la route depuis 2021.
De plus, son application est limitée à deux scénarios très spécifiques, correspondant à deux types d’opérations ponctuelles : un barrage policier pour vérifier l’alcoolémie ou l’usage de drogues chez les automobilistes, ou une intervention policière visant à interpeller un individu sur la route. Les contrôles de vitesse, qu’ils proviennent de radars fixes ou d’un équipage de gendarmerie avec jumelles, ne sont pas visés par ce masquage. Le champ d’application se restreint également à une zone délimitée : deux kilomètres autour du point de contrôle en milieu urbain, ou dix kilomètres sur autoroute. Enfin, la durée du masquage est strictement définie : deux heures lors des contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants, et douze heures lors de l’interpellation d’un suspect.







