À la suite d’une hausse des recettes fiscales enregistrée sur la période mars-avril, estimée à environ 190 millions d’euros, le cumul des recettes depuis le 1er mars se situe désormais en retrait de 105 millions d’euros par rapport à ce qui avait été enregistré à la même période l’an dernier, nous indiquent-ils au palais de Matignon.
Les répercussions liées à la crise des carburants se font sentir dans les caisses publiques de manière directe. Les prélèvements fiscaux qui découlent de la hausse des prix, provoquée par le conflit au Moyen-Orient, s’inscrivent désormais en recul, en raison d’une réduction d’environ un tiers de la consommation durant les dix premiers jours de mai, selon Sébastien Lecornu qui a communiqué l’information sur X ce mardi. Cette chute représente environ 300 millions d’euros de recettes en moins, précise le Premier ministre.
Après des rentrées fiscales supplémentaires d’environ 190 millions d’euros enregistrées sur les mois de mars et avril, les recettes depuis le 1er mars affichent désormais un écart de 105 millions d’euros de moins par rapport à celles perceues à la même période l’an dernier, expliquent les services de Matignon. Le gouvernement avait assuré qu’un point serait fait tous les dix jours pour faire le point sur d’éventuels surplus budgétaires générés par la hausse des prix à la pompe.
Jamais il n’y a eu de cagnotte
Lorsque la consommation des Français baisse, cela entraine une diminution des taxes fixes (accises). En revanche, une hausse des prix peut accroître les recettes de TVA, ce qui avait pu nourrir l’idée d’une « cagnotte ». Or, il n’y a pas, et il n’y a jamais eu, de cagnotte, affirme Sébastien Lecornu.
Les prélèvements fiscaux représentent près de 60 % du prix affiché à la pompe pour l’essence et le gazole. Moins de la moitié des recettes fiscales issues de ces taxes reviennent à l’État, le reste étant redistribué notamment aux régions et aux départements.







