Les blocages d’étudiants sont revenus lundi 2 novembre dans un nombre restreint de lycées secondaires en France, premier jour après les vacances de la Toussaint. Des reporters de l’AFP ont observé des entrées bloquées à Marseille et à Toulouse, tandis que le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a estimé que l’interruption matinale semblait résiduelle, touchant quelques établissements en Île-de-France, dans le nord du pays et à Toulouse. Cette évaluation préliminaire n’est pas un comptage national définitif.
À Marseille, des militants étudiants ont confié à l’AFP qu’environ sept des quelque 75 lycées de la ville étaient bloqués. À Toulouse, les reporters ont vu des étudiants réinstaller des barrages au lycée Berthelot et se regrouper au lycée des Arènes. Le Parisien a également rapporté que la police avait empêché un blocage au lycée Condorcet, à Paris. Ces exemples démontrent une perturbation réelle, mais pas une fermeture à l’échelle nationale.
Un mouvement entre dans une nouvelle phase
Cette action représente la dernière étape d’un mouvement né à la mi-septembre. Des organisations de jeunes soutiennent que le paquet gouvernemental dévoilé la semaine dernière ne répond pas à leurs demandes concernant le personnel, les conditions d’étude et les procédures d’admission. Reuters a rapporté que différents groupes avaient appelé à agir lundi, mardi et jeudi, de sorte que ces dates ne doivent pas être fusionnées en un seul épisode.
Les engagements du gouvernement du 26 octobre comprennent le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, un plafonnement à 28 élèves dans les classes de seconde des lycées, 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur et 500 postes d’enseignants. Ce sont des mesures annoncées, et non des changements déjà opérés. Les groupes d’étudiants les ont décrites comme une première étape tout en poursuivant leur demande d’un investissement plus important dans l’éducation.
Des tests de dynamique concurrente
Le débat politique de lundi comprenait donc deux volets distincts. Le gouvernement affirme que les élèves ont besoin d’un retour en classe sans interruption après des semaines de cours manqués. Les étudiants mobilisés soutiennent que les concessions sont incomplètes et que la pression continue a produit les mesures déjà annoncées. Aucune des deux positions ne précise combien d’écoles se joindront à de futures actions.
Ce que montrent les premiers éléments de la matinée
La photo la plus précise des premiers instants de la matinée est plus restreinte que celle d’un arrêt national ou d’un retour complet à la normale : des blocages confirmés dans plusieurs villes, une empreinte initiale limitée selon le ministre, et un mouvement qui teste sa capacité à s’étendre au cours de la semaine. Des bilans officiels mis à jour et des fermetures locales rapportées de manière indépendante détermineront l’ampleur.


