MaMA Music & Convention ouvre sa 17e édition à Paris le 14 octobre, pour trois jours qui s’étendent entre Pigalle et Montmartre. Le programme réunit 150 concerts et showcases ainsi que 120 conférences ou ateliers dans 12 lieux, selon l’inventaire régional d’Île-de-France. C’est à la fois un festival public et une rencontre professionnelle destinée à l’industrie musicale.
La géographie fait partie intégrante du format. La Cigale, La Boule Noire, Les Trois Baudets, FGO-Barbara et plusieurs petites salles se situent dans les 9e et 18e arrondissements. Des parcours à pied courts permettent aux délégués et aux auditeurs de passer d’un spectacle à une table ronde ou à des rencontres sans que l’événement ne se transforme en un seul et même centre de conventions.
Les showcases relient découverte et attention professionnelle
Le programme de concerts mêle des artistes français et internationaux issus du rock, de la pop, de l’électronique, de la folk et du hip-hop, en plaçant les talents émergents au cœur de l’offre. Un showcase n’est pas une promesse de signature d’un disque ou une approbation critique. C’est une courte prestation live devant un public qui peut comprendre des programmateurs, des labels, des agents et des médias.
Le volet conventionnel couvre les mécanismes derrière ces performances. Des sessions portent sur les acquisitions de catalogues, la musique pour le cinéma et la télévision, la billetterie, la santé des musiciens et des tournées à empreinte carbone réduite. Cette diversité met en lumière les pressions actuelles du secteur : la propriété des droits, la découverte, les conditions de travail, les technologies et le coût des déplacements des artistes se disputent l’attention.
La convention expose les coulisses du business derrière la scène
Des agences publiques sont également présentes. La Ville de Paris répertorie des sessions sur l’aménagement d’espaces pour les artistes et la création émergente, tandis que la région soutient le festival et son réseau professionnel. Leur participation illustre comment les politiques relatives aux lieux, la formation et le financement culturel façonnent le marché, même lorsque la plupart des décisions individuelles de programmation demeurent privées.
Les visiteurs doivent distinguer le programme du festival de celui de la convention et vérifier les conditions d’accès avant leur arrivée. Certaines sessions ciblent des professionnels accrédités, tandis que les concerts nécessitent des passes payants et que les lieux ont une capacité limitée. Les artistes annoncés et les horaires peuvent encore changer au cours d’un événement multi-sites, si bien que le programme officiel demeure la source de référence.





