Le nombre de personnes inscrites auprès de France Travail sans emploi, connu sous la catégorie A, a augmenté de 0,9 % au troisième trimestre 2026. Cela représentait une hausse de 30 400 personnes, portant le total à environ 3,35 millions en France hors Mayotte. Sur l’ensemble des catégories A, B et C, qui comprennent les personnes effectuant des heures réduites, les inscriptions ont progressé de 0,8 % pour atteindre 5,85 millions.
Ces chiffres représentent des comptes d’inscriptions officiels, et non le taux de chômage. Ils concernent des personnes figées sur les listes de France Travail selon des catégories administratives, tandis que le taux de chômage est mesuré par le biais d’une enquête distincte sur la force de travail. La différence compte car une réforme légale a modifié les critères d’inscription automatique et la façon dont certaines personnes sont classées.
Une réforme a modifié le registre
France Travail indique que 597 000 personnes se trouvaient dans la nouvelle catégorie d’aide sociale F et 386 100 attendaient une orientation dans la catégorie G au cours du trimestre. Ces catégories ont été créées lorsque la loi sur l’emploi à plein temps de 2025 a intégré les bénéficiaires du RSA et d’autres populations soutenues dans le système. Cette expansion rend les comparaisons simples avant/après trompeuses.
Les agences publient donc des séries complémentaires conçues pour réduire l’effet de la réforme et actualiser les sanctions. Sur cette base, les inscriptions de la catégorie A, hors RSA affecté et populations de soutien à la jeunesse, ont chuté de 0,2 % au cours du trimestre. Cependant, les agences indiquent que la tendance annuelle qui corrige le mieux les changements est restée en hausse de 0,6 % pour la catégorie A et de 1,0 % sur l’ensemble A, B et C.
Les jeunes constituent une zone de tension
Une couverture indépendante du Monde a mis en lumière une autre zone de pression : les inscriptions parmi les moins de 25 ans dans les catégories A, B et C ont augmenté de 1,5 % au cours du trimestre et de 3,4 % sur l’année. Ce mouvement est pertinent pour le débat actuel sur l’éducation et l’entrée sur le marché du travail, mais il ne permet pas d’établir pourquoi chaque jeune s’est inscrit ni combien de temps il restera sur la liste.
Le total national masque aussi les variations régionales. L’autorité du travail de La Réunion, par exemple, a enregistré une hausse de 1,7 % des inscriptions A, B et C au cours du trimestre, mais une baisse de 2,3 % sur l’année. Les séries régionales doivent donc être lues séparément plutôt que comme des versions miniatures du schéma national.
Ce que les données peuvent étayer
La conclusion défendable est plus limitée que celle d’un titre sur une crise ou qu’une assertion de stabilité. Les inscriptions ont augmenté au troisième trimestre, la réforme du système fausse encore certaines comparaisons, et les séries annuelles ajustées se sont aussi affaiblies. La prochaine enquête sur la force de travail et la publication des inscriptions du quatrième trimestre seront nécessaires pour évaluer si le fléchissement est persistant et dans quelle mesure il atteint le chômage réel.





