Selon un rapport publié, l’Agence internationale de l’énergie s’inquiète des répercussions du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran sur l’économie mondiale.
Des répercussions d’ordre historique. Le conflit au Moyen-Orient, qui bloque le passage par le détroit d’Ormuz et, par conséquent, entrave la circulation mondiale des hydrocarbures, est qualifié par l’AIE comme la perturbation la plus marquante jamais enregistrée dans l’approvisionnement en pétrole à l’échelle planétaire, avertit l’agence ce jeudi 12 mars. Le conflit, déclenché le 28 février par des attaques américano-israéliennes visant l’Iran, nuit à l’offre de pétrole pour l’économie mondiale, fragilise les sites de production de la région et menace désormais aussi les services financiers qui y sont liés.
Les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d’au moins 10 millions de barils par jour en raison du blocage du détroit d’Ormuz, que l’Iran contrôle de facto, selon un rapport de l’AIE. Mercredi, les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie – dont les États-Unis – avaient décidé un déblocage record de 400 millions de barils tirés de leurs réserves stratégiques, dans l’espoir d’apaiser les inquiétudes des marchés. « Dans le jargon des courtiers, la décision de l’AIE équivaut à ouvrir un tuyau d’arrosage pour éteindre l’incendie d’une raffinerie », affirme toutefois un expert entrevisté par l’AFP.







