Après la hausse marquée constatée ces derniers jours, les grandes chaînes promettent des diminutions et des plafonnements du prix des carburants. Dans la matinée du jeudi 12 mars, une réunion réunissant les dirigeants du secteur s’est tenue au ministère de l’Économie. Leclerc et Super U annoncent une réduction de 30 centimes.
Ce passage provient d’une portion de retranscription du reportage évoqué plus haut. Cliquez sur la vidéo pour le visionner dans son intégralité.
Le litre de gazole s’affiche à 1,95 euro ce matin dans une station de Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Leclerc et Super U annoncent une réduction progressive de 0,30 euro par litre à partir de ce jeudi 12 mars. Pour un apiculteur qui est obligé de beaucoup se déplacer, c’est une bonne nouvelle : « C’est déjà satisfaisant, mais ce n’est jamais suffisant, et cela reste cher dans tous les cas. On subit une inflation énorme à cause de la guerre », souligne-t-il. « Aujourd’hui, on va s’emparer des 30 centimes, puis on verra si la situation se calme et si le conflit se stabilité. Parcourir des kilomètres chaque jour, ça devient compliqué. On ajuste donc nos habitudes », commente un autre.
Total gèle ses tarifs jusqu’à la fin du mois
La réduction est censée profiter aux deux chaînes, qui ont négocié et obtenu ensemble une tarification plus avantageuse auprès de leurs fournisseurs. De son côté, Total, premier distributeur de carburant en France, annonce un plafonnement de ses prix jusqu’à la fin du mois : au maximum 2,9 euros le litre pour le gazole et 1,99 euro pour le super, des montants jugés encore élevés par les usagers. « Moins cher, ce serait mieux », déclare un conducteur. « J’ai mis 20 euros dans le réservoir. J’aimerais bien pouvoir en mettre 40, mais à 2 euros le litre, combien est-ce envisageable ? », regrette-t-on ailleurs.
Les prix commencent à reculer peu à peu avec les nouvelles livraisons dans les stations, mais sans garantie quant à l’avenir des cours. « Le souci maintenant, c’est que si le conflit s’éternise et que le prix grimpe par la suite, il sera difficile de maintenir des tarifs en dessous de 2 euros », souligne Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières.
Toute la filière a été réunie ce matin au ministère des Finances. L’ensemble des acteurs assure qu’ils jouent le jeu et cherchent à limiter les marges, mais aucune annonce n’a été faite sur un éventuel encadrement des prix. « Aucune décision portée sur un encadrement, quel qu’il soit, du prix. Aujourd’hui, le marché va continuer de jouer son rôle. Bien sûr, et c’est à la tutelle de nous exhorter à modérer nos marges, qui restent modestes », a déclaré Francis Pousse, président de la branche stations-service Mobilians.
À l’heure actuelle, la grande distribution représente environ 62 % des ventes de carburant en France.







