Ce mercredi 25 février, les députés ont approuvé une proposition de loi prévoyant une aide à mourir, recueillant 299 voix pour et 226 contre. Par ailleurs, ils ont adopté à l’unanimité un texte destiné à développer les soins palliatifs.
Ce passage provient d’une section de la retranscription du reportage cité ci-dessus. Pour voir l’intégralité, cliquez sur la vidéo.
L’Assemblée nationale a donné son aval à une proposition de loi visant à instaurer une aide médicale à mourir. En pleine ovation, le député initiateur du texte, Olivier Falorni (Les Démocrates), laisse apparaître son émotion en s’adressant d’abord aux malades avec ces mots: « Aujourd’hui, nous leur disons que nous les avons entendus, et qu’ils auront enfin dans notre pays le droit de partir en paix. »
Si l’aide à mourir venait à être reconnue comme un droit, quelles seraient alors les conditions d’accès ? Pour prétendre à ce droit, il faut être majeur, être de nationalité française ou résident stable, souffrir d’une maladie grave et incurable en phase avancée ou terminale, éprouver des souffrances insupportables et être capable d’exprimer sa volonté. Le texte adopté le mercredi 25 février précise que le produit doit être injecté par le patient lui-même, sauf en cas d’incapacité physique, où un soignant pourra s’en charger.
Un réconfort pour les proches des malades
Une partie de la gauche demandait que le malade puisse choisir entre l’auto-administration et l’assistance d’un soignant. Cette option a été écartée. Malgré tout, les opposants à la loi restent nombreux. « Donner la mort, c’est un interdit absolu dans nos sociétés. Et le fait qu’on puisse trouver quelques exceptions ouvre la porte à ce que demain d’autres trouvent d’autres exceptions encore », affirme Philippe Juvin, député du bloc Droite Républicaine des Hauts-de-Seine.
Cette adoption résonne toutefois chez les malades et leurs proches. Caroline Résibois a perdu son mari atteint de la maladie de Charcot. Avant son départ, il s’était engagé en faveur du droit de mourir dans la dignité : « Il doit être satisfait, de là où il est, de voir que les choses suivent leur cours, même si en effet c’est tellement long pour les malades qui attendent. C’est terrible. »
Le texte va désormais être soumis à l’examen du Sénat en avril, qui l’avait déjà rejeté lors de sa première lecture. Les partisans de la loi espèrent une promulgation d’ici l’été. À ce stade, rien n’indique que ce calendrier sera nécessairement tenu.







