La ministre en charge de la Culture, Rachida Dati, a annoncé sa démission ce mercredi 25 février. Aujourd’hui, elle porte son attention sur la mairie de Paris, afin de soutenir la candidate de la droite.
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Elle est restée fermement attachée à son poste jusqu’au terme. Or, à moins de trois semaines des municipales, Rachida Dati a quitté le gouvernement, le mercredi 25 février. Selon un conseiller ministériel, elle cherchait à demeurer le plus longtemps possible afin d’exister grâce à son statut de ministre. Cela fait deux ans que sa nomination surprise à la tête du ministère de la Culture a été annoncée. Très proche du couple présidentiel, issue d’un milieu modeste et adepte d’une culture populaire accessible à tous, Rachida Dati voulait être présente sous les projecteurs.
Un bilan contrasté
Mais aujourd’hui, les résultats de son passage au ministère de la Culture présentent des nuances. Elle n’a pas réussi à freiner la coupe sévère de son budget, lequel a été amputé de 200 millions d’euros dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026. Cette réduction frappe durement le secteur, notamment le domaine du spectacle vivant. Quant à la réforme de l’audiovisuel public, qu’elle avait portée avec détermination, elle se voit désormais abandonnée.
Ces derniers mois, son ministère a été mêlé au vol spectaculaire qui a visité le musée du Louvre, démontrant plusieurs défaillances majeures en matière de sécurité. Toutefois, Rachida Dati ne regarde pas en arrière. Son cap actuel se tourne vers la mairie de Paris, une conquête loin d’être acquise. À la mi-septembre, elle sera jugée pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire Renault.







