Lors de son passage sur l’antenne de l’émission « 11/13 », où l’on évoquait les développements au Moyen-Orient et la visite d’Emmanuel Macron à Chypre programmée pour ce lundi 9 mars, Pierre Ouzoulias, sénateur du Parti communiste des Hauts-de-Seine, a tenu à exprimer son point de vue de façon nette: selon lui, la France occupe une place absolument nécessaire et irremplaçable dans les affaires du Proche-Orient.
Pour Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine et invité sur le plateau du 11h/13h de 42mag.fr ce lundi 9 mars, il affirme qu’il est nécessaire que la France fasse entendre sa voix de manière ferme afin de favoriser une issue diplomatique au conflit du Moyen-Orient. Par ailleurs, selon lui, les élections municipales ne devraient pas beaucoup pâtir de l’actualité, car « les habitants cherchent à se raccrocher à ce qu’ils perçoivent comme encore un îlot de stabilité », face à un climat global anxiogène.
Ce texte représente une partie de la retranscription de l’entretien ci-dessus. Pour en voir l’intégralité, regardez la vidéo.
Flore Maréchal : D’abord une question relative à l’actualité brûlante. Emmanuel Macron, on l’a vu, est arrivé à Chypre il y a quelques instants. Le président a-t-il raison d’œuvrer pour que la voix de la France porte dans ce conflit au Moyen-Orient ?
Pierre Ouzoulias : La France conserve une place indispensable dans le Proche-Orient. On peut constater que, malheureusement, l’alliance Israël–États‑Unis n’ouvre aucune perspective constructive et conduit à des drames humains pour diverses populations: les Libanais, bien entendu, mais aussi les Iraniens, qui sont bombardés. En parallèle, près d’un demi-million de personnes ont été contraintes de fuir le Sud-Liban et Beyrouth-Sud sans savoir où elles iront. Il est donc crucial que la voix française s’exprime avec fermeté pour rappeler la nécessité d’une voie diplomatique et pour rappeler qu’aucune issue ne passe par la poursuite du conflit.
Est-ce que ce contexte international peut changer la donne pour l’élection qui se profile, à savoir les municipales, dimanche prochain ? Craignez-vous une abstention ?
Non, malheureusement, l’abstention est un phénomène récurrent depuis trop longtemps. Et d’après ce que je ressens sur le terrain, les électeurs voteront avant tout sur le bilan et les projets locaux, en dehors du conflit…
On se sent toujours concernés par le quotidien ?
Évidemment. Il y a une anxiété palpable autour du Proche-Orient, mais aussi à l’échelle mondiale et en France, où la situation politique pèse beaucoup, au point que les gens cherchent à s’accrocher à ce qu’ils perçoivent comme un « îlot de stabilité » – la commune et le maire qu’ils connaissent.
On le disait, les municipales, c’est aussi une prise de température à un peu moins d’un an de la présidentielle. Quelles seront, du point de vue du Parti communiste, vos priorités et préoccupations majeures ?
La préoccupation centrale est que le PCF demeure la troisième force municipale en nombre de communes dirigées par des élus du parti. Notre priorité est de continuer à protéger les citoyens selon leurs attentes actuelles, en insistant sur les services publics, la santé, l’éducation et la culture. Cela fait plus d’un siècle que des municipalités sont gérées par le PCF, et les Français savent distinguer une ville dirigée par la droite d’une ville conduite par une gauche animée par des maires communistes.
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