Vendredi, la plus haute autorité judiciaire française, à savoir le Conseil d’État, a pris une décision après examen du dossier et a estimé que La France insoumise se classe parmi les partis d’orientation extrême gauche.
Cette décision du Conseil d’État est à la fois surprenante et d’une certaine pauvreté, réagit Aurélien Le Coq, député du groupe La France insoumise, au micro de France Inter samedi 28 février, après que la plus haute instance administrative a rejeté la veille le recours engagé par LFI visant à contester sa qualification d’« extrême gauche » par le ministère de l’Intérieur. C’est la première fois que le mouvement de Jean‑Luc Mélenchon, qui se revendique de gauche, est étiqueté « extrême gauche » depuis sa création en 2016. Selon le député du Nord, l’étiquette d’extrême gauche est factuellement fausse.
Le fait que le Conseil d’État n’ait pas le courage de résister à l’instrumentalisation politicienne qui est orchestrée par le gouvernement constitue une alerte pour notre démocratie, affirme Aurélien Le Coq. La macronie aura causé beaucoup de tort à notre démocratie et à notre République, puisqu’à présent ce sont eux qui décident de catégoriser leurs opposants politiques, ce qui est absolument ahurissant, tonne le député insoumis.
« Rendre anodin le Rassemblement national »
Il dénonce une stratégie du pouvoir qui vise à normaliser l’extrême droite, à faire passer pour banal ce qu’est le Rassemblement national. Nous espérons bien que les Françaises et les Français ne se tromperont pas et répondront de la meilleure des manières dans les urnes lors des élections municipales, conclut-il.
Les élections municipales sont programmées les 15 et 22 mars prochains. Par ailleurs, le Conseil d’État a aussi entériné le classement de l’Union des Droites pour la République (UDR), le mouvement d’Éric Ciotti, comme « l’extrême droite« .







