En matière de première instance, l’ancien bras droit de Nicolas Sarkozy a reçu une condamnation pesant six ans d’emprisonnement. Le dossier est désormais renvoyé en appel et la procédure d’appel est programmée pour commencer le lundi 16 mars.
Le point d’interrogation porte sur la capacité de Claude Guéant à suivre les débats devant la cour d’appel de Paris. La présence de l’ancien secrétaire général de l’Élysée au procès en appel concernant le financement libyen, dont l’ouverture est programmée pour lundi 16 mars, paraît incertaine en raison de son état de santé, selon des informations obtenues par l’AFP ce mercredi 11 mars auprès de son avocat Philippe Bouchez El Ghozi. La défense compte ainsi solliciter de la cour une expertise médicale afin d’évaluer si son client peut être présent lors des audiences. Le procès est prévu jusqu’au 3 juin.
Dans ce dossier, qui a conduit Nicolas Sarkozy à être jugé en première instance et à écoper d’une condamnation de cinq ans de prison ferme, Claude Guéant, qui approche désormais les 81 ans, est accusé d’avoir participé à la mise en place d’un « pacte de corruption ». Le bras droit de Nicolas Sarkozy s’est entretenu discrètement avec Abdallah Senoussi, le beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi, condamné par défaut à la réclusion à perpétuité en France pour son rôle dans l’attentat du DC-10 de l’UTA qui a coûté la vie à 170 personnes en 1989. Claude Guéant affirme avoir été piégé par Abdallah Senoussi.
Au terme de la procédure en première instance, l’ancien secrétaire général de l’Élysée a été condamné à six ans d’emprisonnement pour une série d’infractions, notamment la corruption, le trafic d’influence passif, des faits de faux et d’usage de faux, ainsi que l’association de malfaiteurs. Compte tenu de son état de santé, le tribunal n’a pas prononcé de mandat de dépôt à l’égard de cette condamnation. Par ailleurs, il a été condamné à une amende de 250 000 euros.







