Le premier groupe automobile européen envisage de réorienter l’activité de son site situé à Osnabrück, dans le nord-ouest de l’Allemagne. Cette information a été relayée par les médias locaux et a reçu une confirmation officielle de la part du constructeur.
Codes opérationnels : MV1 et MV2. Volkswagen mène discrètement la conception de deux véhicules destinés à un usage militaire. Selon les informations relayées par la chaîne NDR et le journal régional Neue Osnabrücker Zeitung, les prototypes auraient été développés par les ingénieurs de VW en à peine quatre mois. Baptisés MV 1 et MV 2, pour « military vehicle », ils s’inspirent des modèles destinés au grand public déjà sur le marché — le pick-up Amarok et le fourgon Crafter.
Le premier véhicule est équipé d’une cabine adaptée aux exigences militaires et peut acheminer des engins tels que des quads destinés aux forces spéciales, ainsi que des charges lourdes. Le second offre des espaces de travail mobiles qui servent au pilotage des opérations, agissant comme un centre de commandement itinérant. Selon Defence Network, site consacré à l’actualité de la défense, les carrosseries en teinte kaki sont conçues pour un usage militaire et présentent peu de similitudes avec leurs équivalents civils, si ce n’est leur apparence extérieure.
Plusieurs scénarios pour l’avenir de l’usine
Les deux engins ont été exposés fin février — sans le logo Volkswagen — au salon de l’armement Enforce Tac de Nuremberg, dédié aux technologies de sécurité et de défense. Cette présentation a permis à Volkswagen d’évaluer l’appétit du marché et d’explorer les opportunités potentielles.
Le groupe étudie l’avenir du site de production d’Osnabrück, qui emploie environ 2.300 personnes. La production des Porsche et des cabriolets T‑Roc est prévue pour s’achever cette année et l’année suivante. Selon la direction de Volkswagen, aucune décision ferme n’a encore été prise quant à une éventuelle fabrication en série de ces véhicules sur l’usine d’Osnabrück. VW se borne à indiquer qu’il envisage « différentes options pour l’avenir du site ».
Confronté à une forte concurrence chinoise et pénalisé par les surtaxes douanières américaines, Volkswagen prévoit de supprimer environ 35 000 postes en Allemagne d’ici 2030 afin de réduire ses coûts.







