Pour les salariés du dernier site de production automobile d’Île-de-France, celui de Poissy dans les Yvelines appartenant à Stellantis, l’incertitude est palpable. Après des mois de réorganisations et de restructurations, quel avenir va connaître ce site ? L’usine pourrait ne plus fabriquer de véhicules dès 2028. Un comité social et économique est programmé pour le jeudi 16 avril.
Ce passage provient d’une portion de la retranscription du reportage évoqué plus haut. Pour le visionner dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
A l’entrée du site Stellantis à Poissy, lors de ce jeudi matin 16 avril, les interrogations se multiplient parmi les acteurs du quotidien. Le groupe étudierait la possibilité d’arrêter la fabrication de véhicules d’ici à 2028. Dès l’horloge affichant l’heure d’arrivée, vers cinq heures, peu de salariés prennent position sur l’avenir du site. Certains craignent un recours à des suppressions d’emplois. « Cela fait depuis un certain temps que ces rumeurs circulent. On s’y prépare mentalement, pas à pas », souffle l’un d’eux. « Si la décision est prise, je ne vois pas en quoi un quelconque ajustement pourrait changer les choses, puisque tout est déjà décidé au plus haut niveau », déplore un autre.
Les salariés espèrent préserver une activité sur le site, autre que la fabrication automobile
Un comité social et économique est prévu dans la matinée du jeudi 16 avril, avec la direction, afin de clarifier les orientations à venir. Un représentant syndical évoque une éventuelle transformation des activités de production, tout en posant ses exigences. « Notre priorité est de maintenir une activité industrielle pour l’ensemble des salariés. Nous n’accompagnerons aucune transformation qui entraînerait des licenciements. Aucune », affirme Brahim Ait Athmane, secrétaire FO.
Stellantis Poissy est le dernier site de production automobile en Île-de-France. Si l’usine venait à lâcher la fabrication de voitures, les 2 300 salariés espèrent pouvoir maintenir d’autres activités sur ce même site.







