Ce lundi, les parlementaires membres de la commission chargée d’enquêter sur l’audiovisuel public ont adopté le rapport rédigé par Charles Alloncle, et ce malgré les protestations vigoureuses émanant de la gauche. Le document, comptant environ quatre cents pages, pourrait être rendu public d’ici une semaine.
Le dossier consacré à l’audiovisuel public, rédigé par le député Charles Alloncle (UDR), a été, selon Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et secrétaire d’État à l’Énergie, utilisé comme un instrument politique, a-t-elle affirmé mardi 28 avril sur 42mag.fr. La veille, les députés de la commission d’enquête avaient approuvé le rapport de leur collègue malgré les critiques exprimées.
« Je constate très froidement et très factuellement que cette commission d’enquête a été utilisée par le rapporteur à des fins politiques et, effectivement, pour porter les idées du Rassemblement national et d’Éric Ciotti (président de l’UDR, parti allié du RN), qui vise à une destruction de l’audiovisuel public », précise Maud Bregeon. « Quand vous proposez de raboter le budget de l’audiovisuel public d’un milliard d’euros, vous voyez bien que c’est une destruction annoncée », ajoute la ministre. Le document, d’environ 400 pages, pourrait être rendu public dans une semaine.
« On a besoin d’un audiovisuel public fort »
« On a besoin d’un audiovisuel public fort », défend ensuite la porte-parole du gouvernement, tout en reconnaissant « qu’il y a probablement à s’interroger sur le modèle tel qu’il est aujourd’hui ». Interrogée sur la possibilité de reprendre les propositions contenues dans le rapport final de Charles Alloncle, Maud Bregeon estime que non, puisqu’« ce n’est pas (sa) ligne politique ».
Maud Bregeon critique par ailleurs le « comportement de Charles Alloncle, des méthodes qui ont été détestables ». « Quand on voit qu’il y a dans ce rapport des incriminations à l’encontre du président de la commission ou de la présidente de l’Assemblée nationale, ce n’est pas comme ça qu’on mène une commission », tance Maud Bregeon.







