S’il affirme qu’aucun candidat ne correspond à ses attentes, Gérald Darmanin redoute un éventuel affrontement entre Marine Le Pen et, pour second adversaire, Bardella ou Mélenchon. Il espère donc voir émerger une unique candidature représentative de la droite.
« Inch’Allah, on verra bien », souffle mercredi 13 mai sur France Inter Gérald Darmanin au sujet de ses ambitions présidentielles. L’actuel ministre de la Justice affirme que la prochaine élection présidentielle s’annonce, selon lui, sans doute comme la plus déterminante que nous vivrons depuis au moins trente ou quarante ans. Toutefois, il précise qu’à ce stade, il y a une forêt de candidats et peu d’idées claires, et il refuse pour l’instant de trancher s’il privilégierait, dans sa galaxie politique proche, Gabriel Attal (Renaissance) ou Édouard Philippe (Horizons).
Gérald Darmanin « ne trouve nulle part » un postulant qui porte « ses idées », à savoir une conception fondée sur « le respect de l’ordre et de la nation » tout en portant « un certain nombre de questions sur la fibre sociale ». « C’est un peu inquiétant », note-t-il. Il espère voir émerger « un seul candidat » à droite afin d’éviter de se retrouver face à « un duel monsieur Mélenchon contre madame Le Pen ou monsieur Bardella ». Un éventuel second tour de l’élection présidentielle qui « serait absolument terrible pour la France », tient-il à préciser.
Un mouvement de colère d’une importance majeure
« Le Rassemblement national peut gagner cette élection présidentielle » et « monsieur Mélenchon est un candidat extrêmement sérieux, qui fera un score extrêmement important », avance-t-il. S’il redoute un affrontement entre le Rassemblement national et La France insoumise, c’est « parce qu’il y a l’usure du pouvoir des gens que nous représentons, parce qu’il y a un parti de la colère qui est extrêmement important, parce qu’il y a beaucoup de Français qui ont énormément de difficultés et nous ne les entendons pas assez ».







