Plusieurs fraudeurs avaient pris l’habitude de garder leurs plaques provisoires d’immatriculation afin de les réutiliser à des fins frauduleuses. Désormais, les usurpations semblent appartenir au passé grâce à l’introduction d’un nouveau modèle extrêmement spécifique et très visible sur les routes, car ces plaques sont roses et indiquent une date d’expiration.
Cette section provient d’une partie de la retranscription du reportage évoqué plus haut. Pour le visionner dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
Sur les réseaux sociaux, un automobiliste, d’abord surpris par la teinte inédite de sa plaque, semble même séduits par le style: « Le noir sur le rose, franchement, ça rend plutôt pas mal ». En revanche, pour le propriétaire d’un véhicule de collection, cette plaque rose apparaît comme une faute de goût manifeste. « Je pense qu’ils auraient pu trouver une couleur plus opportune pour les voitures vertes et pour les voitures anciennes », avance l’automobiliste.
Les plaques roses, introduites le 1er janvier, concernent deux catégories de véhicules : ceux neufs en attente de leur carte grise et ceux immatriculés à l’étranger. Elles sont provisoires et doivent rester visibles sur le véhicule pendant quatre mois. Leur particularité réside non seulement dans leur couleur, mais aussi dans une série de quatre chiffres qui indique la date de validité maximale.
Éviter les fraudes
Autrefois, les plaques temporaires étaient blanches et dépourvues de date. Des fraudeurs en profitaient d’ailleurs pour continuer à circuler sans respect des règles et échapper à d’éventuels contrôles. « Le client pouvait conserver sa plaque indéfiniment et, au bout d’un moment, elle retombait dans le domaine où nous pouvions la redistribuer à un autre client, et le risque, c’est que celui-ci pouvait avoir des amendes alors qu’il n’était pas du tout concerné », détaille Guillaume Klein, directeur de Norauto – Thiais (Val-de-Marne).
La couleur rose retient davantage l’attention des policiers. Un automobiliste roulant avec cette plaque depuis un mois a déjà été contrôlé à plusieurs reprises. « Rien qu’en venant, je me suis fait arrêter pour tout vous dire. C’est un peu plus de stress, vaut mieux être en règle », observe-t-il. Ces immatriculations provisoires touchent chaque année environ 400 000 véhicules en moyenne.







