Les ministères tels que l’Éducation, la Santé et le Logement ont été attribués à de nouveaux visages qui n’étaient pas présents au sein du précédent exécutif sous la houlette d’Elisabeth Borne.
En raison du récent remaniement gouvernemental, plusieurs nouveaux acteurs font leur entrée sur la scène politique. Jeudi 8 février, après l’officialisation de l’équipe formée par Gabriel Attal, une dizaine de nouveaux visages sont prêts à intégrer le pouvoir exécutif. Certains ont été nommés à des ministères clés, notamment la Santé, l’Education et le Logement. 42mag.fr propose un aperçu des personnalités qui ont rejoint les rangs du gouvernement.
Nicole Belloubet prend la tête de l’Education
Dès mercredi, le nom de Nicole Belloubet était évoqué comme possible remplaçante d’Amélie Oudéa-Castéra, la ministre de l’Education nationale embourbée dans divers scandales liés à l’éducation de ses enfants dans un établissement privé controversé, Stanislas. Nicole Belloubet, qui a officié en tant que ministre de la Justice de 2017 à 2020 sous Edouard Philippe, fait son retour politique dans l’équipe de Gabriel Attal.
Ançalement membre du Conseil constitutionnel, Nicole Belloubet a débuté sa carrière politique à Toulouse au sein de l’équipe municipale de Pierre Cohen (PS) et a déjà été confrontée aux problématiques liées à l’éducation. Elle a en effet été rectrice des académies de Limoges (1997-2000) et de Toulouse (2000-2005) avant de poser sa démission en contestation contre les suppressions de postes.
Frédéric Valletoux hérite du ministère de la Santé
Frédéric Valletoux succède à Agnès Firmin-Le Bodo à la Santé, cette dernière étant au cœur d’une enquête pour des cadeaux reçus d’un laboratoire lorsqu’elle était pharmacienne. Ancien président de la Fédération hospitalière de France et député du parti Horizons de Seine-et-Marne, Frédéric Valletoux est à l’origine d’un projet de loi sur l’accès aux soins, qui a suscité la grogne des médecins généralistes. Les professionnels de la santé l’attendent donc au tournant.
Après des débuts dans le journalisme (Les Echos, La Gazette des communes…), Frédéric Valletoux s’est lancé en politique en devenant maire de Fontainebleau (Seine-et-Marne) en 2005. Après un parcours à droite jusqu’en 2016, il a progressivement rallié la majorité, rejoignant le parti Horizons, incarné par l’ancien Premier ministre Edouard Philippe.
Guillaume Kasbarian à la tête du ministère du Logement
Guillaume Kasbarian était pressenti pour le ministère de l’Industrie… Il a finalement été nommé au Logement. Ancien consultant en cabinet de conseil, ce nouveau ministre a rallié le mouvement En marche ! dès 2017. Devenu député de l’Eure-et-Loir pour la majorité présidentielle après l’élection d’Emmanuel Macron, Kasbarian, âgé de 36 ans, est connu pour sa loi renforçant les sanctions à l’encontre des squatteurs, adoptée l’année dernière. Guillaume Kasbarian, qui s’est dit très favorables à la loi immigration, succède à Patrice Vergriete, plus réservé sur cette question, désormais en charge des Transports.
Marina Ferrari, du parti MoDem, prend en charge le portefeuille Numérique
Élue du MoDem, Marina Ferrari prend les rênes du ministère du Numérique, une nomination significative après le refus de François Bayrou d’intégrer le gouvernement. Anciennement vice-présidente du conseil départemental de Savoie et adjointe au maire d’Aix-les-Bains, Marina Ferrari, âgée de 50 ans, a fait son entrée à l’Assemblée nationale en 2022, suivant les traces de son oncle Gratien Ferrari.
En novembre, elle a été chargée d’une mission parlementaire pour favoriser les locations de longue durée avec la députée Renaissance Annaïg Le Meur. Sa première expérience ministérielle concerne « un secteur que je connais bien, puisque j’ai œuvré pendant dix ans dans le numérique, pour deux entreprises différentes », a-t-elle déclaré jeudi au Dauphiné libéré.