Sur une période d’une semaine, l’augmentation se situe entre 5 et 15 centimes d’euro pour le SP95 et entre 15 et 20 centimes pour le gazole, selon les propos du ministre de l’Économie.
Une nouvelle hausse des prix en vue ? Sous la pression des formations d’opposition qui exigent de freiner l’augmentation des coûts des carburants, aggravée par le conflit au Moyen-Orient, le gouvernement a défendu, jeudi 5 mars, sa politique, rejetant l’idée selon laquelle l’État serait le « grand gagnant » de la situation, comme l’avait laissé entendre, sur 42mag.fr, le dirigeant de Coopérative U.
Ainsi, le ministère de l’Economie, qui avait signalé mercredi des premiers accroissements du prix au litre de carburant « de quelques centimes », subit les critiques du Rassemblement national et de La France insoumise, qui les accusent de chercher à prévenir une flambée des tarifs pour les automobilistes. Toutefois, certains conducteurs se montrent plutôt sereins en ce moment : les propriétaires de véhicules électriques.
Franchement, je suis content !
Pour Paulsen, faire le plein est devenu un souvenir lointain. Chauffeur de taxi parisien, il circule avec une voiture électrique Tesla depuis douze mois : « Honnêtement, je suis bien content ! C’était déjà arrivé il y a quelques années, lorsque j’avais encore un véhicule thermique. Franchement, c’était compliqué. On ne savait jamais ce qui allait se passer le lendemain : une pénurie d’essence ou une impossibilité d’aller au travail… »
« Maintenant, avec la voiture électrique, je n’ai plus ce souci ! Un plein, c’est 15 euros. Une voiture thermique aujourd’hui, c’est 70, 80 euros. Donc sur la durée, on voit nettement la différence ».
Paulsen, chauffeur de taxià 42mag.fr
Faiza, qui approche la soixantaine, conduit une Renault Zoé depuis cinq ans. Avec une facture mensuelle d’environ 40 euros pour la recharge, elle réalise environ la moitié du coût qu’elle payait avec son diesel autrefois. Et dernièrement, elle évite les stations-service autant que possible. « Je ne me sens pas concernée. Ce que je remarque, c’est que, comme lors de la pandémie où les gens se ruèrent sur le papier toilette, certains se ruent maintenant sur l’essence… chacun pense d’abord à soi, c’est un peu absurde », déplore-t-elle.
De son côté, Younès, qui fait aussi route avec un taxi électrique, ne reviendrait pas en arrière pour tout l’or du monde : « Je pense à mes collègues qui roulent à l’essence. On a déjà eu ce genre de discussion et, pour moi, l’électrique me permet de m’en sortir mieux en cette période », affirme-t-il, tout en incitant certains de ses confrères à opérer le même passage. « Des collègues qui commencent à approfondir la question, car on parle de durée dans le temps. Il est probable que le prix de l’essence grimpe encore », prévoit le chauffeur parisien.
Selon Roland Lescure, cité par Le Parisien jeudi 5 mars, la hausse observée sur une semaine s’établirait entre « 5 et 15 centimes d’euros sur le SP95 » et entre « 15 et 20 centimes sur le gazole ». D’après les tarifs relevés par Bercy, le litre de SP-95/E10 se négociait jeudi matin en moyenne autour de 1,78 euro.







