Par ailleurs, au-delà des suppressions d’emplois, Epic Games projette d’économiser 500 millions de dollars sur une année entière, principalement en diminuant les dépenses destinées au marketing et en réduisant le recours à la sous-traitance.
Le fondateur et dirigeant d’Epic Games, l’éditeur américain de jeux, a annoncé mardi 24 mars le licenciement de plus de mille employés au sein du groupe, invoquant une baisse d’appétence pour son titre emblématique Fortnite. Interrogée par l’AFP sur le nombre total d’effectifs, l’entreprise n’a pas donné suite à la demande. D’après les chiffres communiqués à l’automne 2023, le groupe comptait alors environ 4 400 salariés.
« La diminution de l’audience sur Fortnite, amorcée en 2025, pousse nos dépenses à dépasser aujourd’hui de manière marquée les recettes », a écrit Tim Sweeney dans un message publié sur le site du groupe. « Pour assurer la survie de l’entreprise, nous devons réaliser des économies importantes. »
En plus de la concurrence, le jeu, lancé en 2017, a subi le contrecoup du conflit qui oppose Epic Games aux grandes plateformes de distribution d’applications pour smartphones, à savoir Apple et Google. L’éditeur reprochait à ces acteurs de forcer les développeurs à passer par leurs boutiques, qui prélevaient une part significative du chiffre d’affaires.
Fortnite a ainsi été interdit sur l’App Store d’Apple pendant près de cinq ans, avant de revenir en mai 2025, à l’issue d’un long processus judiciaire au cours duquel Epic Games est sorti victorieux.
Une croissance qui se tasse
Dans le cas de Google, l’interdiction du Google Play Store a duré presque six ans, avant son réintégration le 19 mars, toujours après un long combat judiciaire. « Nous avons encaissé de sévères revers au cours d’un conflit qui commence seulement à porter ses fruits pour nous et pour l’ensemble des développeurs », a expliqué Tim Sweeney.
À cela s’ajoute un cadre général au sein du secteur, marqué par « une croissance qui ralentit, une dépense des joueurs en recul et des coûts difficiles à maîtriser », selon le dirigeant.
Au-delà des suppressions d’emplois, Epic Games prévoit aussi de réaliser 500 millions de dollars d’économies sur l’année entière, en particulier en réduisant les budgets de marketing et les activités de sous-traitance.
« Comme c’est devenu la mode, je tiens à préciser que ces licenciements ne sont pas liés à l’intelligence artificielle (IA) », a assuré le patron du groupe qui dispose désormais de sa propre plateforme de jeux, ouverte à des titres qu’il n’a pas produits en interne.







