Selon le dispositif législatif envisagé, une sanction pénale est prévue, comprenant une peine d’emprisonnement pouvant atteindre six mois et une amende de 5 000 euros, destinée à réprimer toute contribution — directe ou indirecte — à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement d’une free party non déclarée ou interdite.
Les députés discuteront jeudi 9 avril d’un texte destiné à renforcer l’arsenal juridique contre les free parties, ces rassemblements techno accusés de diverses nuisances. La proposition de loi déposée par Laetitia Saint-Paul, députée du groupe Horizons, est examinée en première lecture à l’Assemblée dans le cadre d’une journée qui lui est exclusivement consacrée.
De nombreux acteurs dénoncent une orientation sécuritaire dirigée contre des rassemblements présentés comme un modèle de contre-culture. Les free parties (fêtes libres), qui réunissent la techno avec une entrée gratuite ou réglée par don, se tiennent le plus souvent sur plusieurs jours dans des terrains agricoles, des champs ou des lieux abandonnés, et se distinguent par leur statut illégal. À l’inverse, les rave-parties désignent aujourd’hui des événements déclarés, avec billetterie.







