Le constructeur envisage d’adopter une approche fondée sur l’économie circulaire et s’appuie, en particulier, sur un financement spécifique de 100 millions d’euros destiné à soutenir la mutation du site de Poissy.
Le site de Poissy, appartenant au groupe Stellantis et situé dans les Yvelines, cessera toute activité de fabrication à partir de 2029 et se réorientera vers d’autres domaines, selon des informations obtenues par 42mag.fr auprès de la direction de Stellantis le jeudi 16 avril. L’usine, qui compte environ 2 000 salariés, fabrique actuellement les Opel Mokka et les DS3. L’avenir du dernier site automobile de la région Île-de-France était incertain ces derniers mois. Le groupe avait annoncé en février des pertes historiques.
Stellantis assure qu’aucun licenciement n’est prévu et que les activités du site seront élargies: production de pièces détachées pour les autres usines du constructeur ou reconditionnement de véhicules d’occasion. Le site prévoit de s’inscrire dans une logique d’économie circulaire, à l’image de Renault sur le site de Flins (Yvelines). À partir de 2029, les ouvriers prépareront aussi des voitures et de petits utilitaires destinés aux artisans et aux flottes d’entreprises. Une activité centrée sur l’impression 3D est également envisagée. Une enveloppe de 100 millions d’euros est prévue pour accompagner cette mutation du site.
Avec les départs à la retraite, il restera 1 200 ouvriers sur le site de Poissy à la fin de l’année 2028, lorsque les dernières lignes de production devront s’arrêter définitivement, ce qui, selon la direction, permet d’éviter tout départ forcé. Aujourd’hui, Poissy emploie 1 925 personnes, mais en réalité environ 1 580 travaillent réellement sur le site, compte tenu des absences pour formation, congés, congés maladie ou autres motifs. À l’horizon 2030, le groupe prévoit de maintenir 1 000 postes ouvriers sur le site, ce qui correspond à 1 200 ouvriers actifs, en tenant compte des mêmes absences.







