Ce n’est pas une première: les partisans de la France insoumise multiplient les gestes d’ouverture envers d’autres élus de gauche, alors que les directions des partis restent réticentes à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour 2027.
La France insoumise (LFI) a soumis, mardi 5 mai, une offre aux autres formations de gauche, notamment les écologistes et les communistes, invitant à une « campagne commune pour la présidentielle puis les législatives » afin de rallier de nouveaux soutiens à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est pas une initiative inédite: les insoumis ont souvent tendu la main à d’autres élus de gauche, tandis que les directions des partis se montrent réticentes à soutenir le candidat de LFI.
« Nous avons constaté l’émergence de débats nouveaux au sein de ces organisations, alors que l’option primaire a démontré son incapacité à produire autre chose que des divisions et des polémiques supplémentaires », peut-on lire dans le communiqué du mouvement. Sur X, Jean-Luc Mélenchon, qui a officialisé dimanche sa candidature à l’élection présidentielle, a relayé cette « nouvelle proposition » à « ceux qui refusent le sacrifice qu’est le sectarisme anti-LFI ».
Une approche de coopération fondée sur un programme de rupture
« Nous sommes prêts à engager des discussions », assure LFI dans son communiqué, tout en posant ses conditions. « Ces discussions, intégrant la perspective des élections sénatoriales, pourraient permettre une campagne commune pour les scrutins présidentiel puis législatif autour d’un programme partagé de gouvernement ».
« Il s’agit d’un pacte autour d’un programme de rupture destiné à former une majorité au Parlement capable de le mettre en œuvre. Pour cela, il faudra n’avoir qu’une seule candidature dans chaque circonscription afin de laisser aux électeurs un choix clair », précise à l’AFP le député insoumis en charge des questions électorales, Paul Vannier. Cette approche rend envisageable un soutien des insoumis aux candidats de gauche lors des prochaines législatives qui apporteraient leur appui à Mélenchon pour son quatrième essai à l’Élysée.
En février, Jean-Luc Mélenchon avait lancé une « offre fédérative » similaire au chef du groupe des députés communistes, Stéphane Peu, élu en Seine-Saint-Denis et nettement moins hostile à une alliance avec la LFI que Fabien Roussel, le leader du PCF. Stéphane Peu n’écarte pas pour autant cette option, d’autant que les insoumis et les communistes avaient passé des accords dans le département lors des municipales.







