Entre l’augmentation des tarifs du carburant et la contraction du pouvoir d’achat, l’évaluation des acteurs du tourisme pour ces congés printaniers demeure nuancée. Reportage sur place dans l’Hérault.
Ce passage est extrait d’une partie de la retranscription du reportage présenté plus haut. Pour le visionner en intégralité, cliquez sur la vidéo.
Le dernier week-end des vacances s’étendait au bord de la mer pour les familles à Marseillan, dans l’Hérault. Toutefois, cette année, l’affluence était moindre. Anthony Favier, restaurateur, fait état d’une diminution de la fréquentation : « On reçoit environ 100 à 150 visiteurs par jour. En temps normal, on devrait atteindre le double, voire le triple. »
Le même phénomène est observé dans un camping où le taux de réservation est en recul d’environ 25 %. Même les vacanciers venus de la région ne se présentent pas, surtout pendant ce premier pont du mois de mai : « Le 1er mai n’a pas été celui que l’on espérait, mais il fut plutôt celui que l’on redoutait, en raison d’un climat anxiogène, et des conditions météorologiques qui n’étaient pas favorables », explique Rémy Chaput, le directeur du camping. Les professionnels du secteur espèrent remplir les sites lors des prochains jours fériés afin de compenser ces vacances décevantes.
Un domaine des Vosges affiche complet
À environ 750 kilomètres, dans les Vosges, la luge estivale connaît une fréquentation soutenue. À la caisse, le responsable de la billetterie annonce avoir vendu une centaine de billets en une matinée. « Le démarrage est encourageant par rapport à l’année dernière, on observe une hausse. On craignait qu’en raison de la crise, il y ait peut-être un peu moins de monde », témoigne Dimitri Petitjean, responsable de la billetterie de la luge sur rail.
Des afflux supplémentaires sont attendus au sommet du Markstein durant cet été, notamment en raison du passage du Tour de France.







