Le chef du gouvernement a indiqué qu’au moins cinq cents contrôles seraient réalisés d’ici mercredi afin d’éviter tout gain financier injustifié sur les tarifs du carburant affichés à la pompe. « Passez à l’action ! Cependant, j’en connais déjà l’issue », a exprimé son indignation le conseiller national affilié à la FF3C.
‘Nous exigerons des excuses publiques’, a indiqué sur 42mag.fr Frédéric Plan, conseiller national de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C), à la suite de l’annonce par le Premier ministre d’un plan extraordinaire composé de 500 contrôles mené par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) afin de repérer d’éventuelles ‘hausses abusives’ des tarifs à la pompe.
‘Pointer du doigt un métier et laisser croire qu’il existe des abus, ce n’est pas correct, ce n’est pas acceptable’, a affirmé Frédéric Plan. S’adressant directement au gouvernement, il a encouragé la mise en œuvre de ces vérifications : ‘Faites-le ! Mais je connais déjà le résultat. Et selon ce résultat, on discutera de la nécessité éventuelle de présenter des excuses pour avoir désigné du doigt, en les présentant comme des boucs émissaires, les acteurs de la distribution’.
Des écarts de prix liés à l’approvisionnement
Selon lui, les abus « ne sont pas possibles ». Le responsable de la FF3C rappelle que les différences de prix constatées entre les stations-service découlent essentiellement du moment où elles se réapprovisionnent. ‘Compte tenu de la rapidité des augmentations, il peut exister des écarts entre les stations, qui tiennent principalement à la date de réapprovisionnement’, a-t-il souligné. Il assure en outre que les consommateurs disposent déjà du site gouvernemental pour vérifier les tarifs : ‘Des abus manifestes se voient. N’importe quel consommateur peut le vérifier sur les stations-service’.
Frédéric Plan estime que le marché est bouleversé par les tensions internationales. ‘De nouvelles routes d’approvisionnement vont se mettre en place, mais cela ne se fait pas en un jour’, a-t-il précisé, rappelant que la hausse des prix n’est ‘pas un sujet français, mais un sujet de marché international’. Interrogé sur la possibilité d’avoir recours aux réserves stratégiques, il a rappelé que celles-ci ‘ne sont pas faites pour calmer les prix’, mais ‘pour pallier une rupture d’approvisionnement’, ce qui n’est ‘pas le cas aujourd’hui’. Si ces réserves stratégiques devaient être utilisées ‘pour calmer les prix, il faut espérer que la situation internationale se résolve rapidement’, a-t-il ajouté, tout en reconnaissant qu’‘à court terme, il n’est pas optimiste’.







