Selon une étude menée par Intercommunalités de France et diffusée par France Inter, le bloc constitué par la droite traditionnelle et le centre-droit conserve la première place, devançant la gauche, et le centre se situe ensuite.
C’est « un enseignement marquant » des récentes municipales de mars, « la progression de l’extrême droite qui dirige désormais treize intercommunalités contre quatre auparavant », avance une étude d’Intercommunalités de France, la fédération qui représente ces agglomérations, métropoles et autres communautés de communes, que France Inter révèle mercredi 6 mai.
Détaillant les chiffres, le Rassemblement national dirige six intercommunalités, parmi lesquelles figure la communauté urbaine de Perpignan. L’UDR, formation d’Éric Ciotti, supervise trois structures, dont la Métropole de Nice, et Reconquête occupe le leadership d’une intercommunalité. Les trois autres intercommunalités appartiennent à des entités affiliées à l’extrême droite, en particulier des formations souverainistes.
« Deux tiers » des présidents proviennent d’une autre commune que la ville-centre
La droite historique et le centre-droit conservent la première place dans l’ensemble, devançant la gauche puis le centre, d’après l’étude. Quant à La France insoumise, elle dirige désormais deux interco: Plaine Commune et l’agglomération de Creil, précise l’organisme. Par ailleurs, une part non négligeable des présidents n’affiche pas d’étiquette ou se présente comme divers. La gauche enregistre des pertes dans les secteurs autour de Clermont-Ferrand, Brest et Alençon. À l’inverse, elle parvient à conserver les communautés de communes de Figeac et de Tulle, même si elle a subi des revers dans ces deux villes.
Les femmes présidentes encore largement minoritaires
Cette organisation paraît viser à maintenir l’équilibre entre la commune la plus dense et les autres communes, car le profil-type des présidents est majoritairement celui d’un maire originaire d’une autre commune. La Corse et les territoires d’outre-mer constituent les seuls lieux où la majorité des présidents proviennent de la commune la plus peuplée. En revanche, c’est dans les zones du grand quart nord-est que la part des présidents venus d’autres communes est la plus élevée, notamment dans le Grand Est (67,1%), l’Île-de-France (66,1%) et les Hauts-de-France (65,6%).
Les femmes à la tête de ces intercommunalités restent encore largement minoritaires. Même si la part de dirigeantes a doublé entre deux scrutins, passant de 7% en 2014 à un peu moins de 15% cette année, ce qui est jugé insuffisant par l’association Intercommunalités de France. Ce scrutin demeure l’échelon où les femmes sont les moins bien représentées. Moins d’un quart des maires élus il y a deux mois sont des femmes; 36% des députés à l’Assemblée nationale et une proportion équivalente au Sénat sont des femmes. La Normandie affiche 27,5% de présidentes d’intercommunalité et la Bretagne 20%, parmi les meilleurs résultats de féminisation. En Corse (5,3%) et dans le Grand Est (8,7%), moins d’une présidente sur dix occupe ce rôle.






