Des aides nouvelles pourraient être annoncées afin de faire face à l’envolée du coût du carburant. Une réunion est programmée jeudi soir en présence de Sébastien Lecornu, au cours de laquelle il est envisagé d’ajuster les mécanismes de soutien à l’activité économique.
Cette portion constitue un extrait de la transcription du reportage cité ci-dessus. Pour le visionner en entier, cliquez sur la vidéo.
De nouvelles dispositions pourraient être dévoilées afin d’alléger le poids des dépenses d’essence pour les automobilistes. Sur le trottoir d’une station-service, chacun attend les annonces du pouvoir exécutif: « Aujourd’hui, le fardeau lié au prix du carburant touche aussi bien les foyers qui perçoivent environ 1 500 euros par mois que ceux qui gagnent entre 4 et 5 000 euros mensuels », souffle un conducteur. « Ceux qui pourraient bénéficier d’un soutien en tireraient avantage. Pour les autres, on va patienter, on va encore subir un peu en espérant que la crise se termine », déclare un autre.
Le report de la réduction des taxes sur les carburants
À ce jour limitée aux conducteurs parcourant plus de 30 kilomètres par jour et dont le revenu annuel ne dépasse pas 16 880 euros, l’aide destinée aux grands consommateurs pourrait être élargie sans condition de revenu. Les soutiens promis par Sébastien Lecornu pourraient désormais viser de nouvelles professions, comme les taxis ou les infirmiers libéraux. Mais comment l’État envisagerait-il de financer ces mesures ? Le gouvernement explore la possibilité d’imposer une taxe supplémentaire sur les majors pétroliers, à l’instar de TotalEnergies, mais le PDG du groupe menacerait de mettre fin au plafonnement des tarifs à la pompe.
« En cas de surtaxe sur nos raffineries, qui sont par ailleurs souvent déficitaires, nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement des prix dans nos stations en France », prévient Patrick Pouyanné dans les colonnes de Sud-Ouest.
Seule certitude pour le moment: le gouvernement refuse de réduire les taxes sur les carburants.






