Les tensions et le conflit qui agitent la région du Moyen-Orient entraînent une hausse notable des tarifs du carburant, impactant aussi bien les particuliers que les acteurs économiques. En effet, les entreprises dépendent largement des livraisons et des commandes pour assurer leur pérennité, et la montée des prix de l’énergie se répercute directement sur leurs coûts opérationnels et leur capacité à poursuivre leurs activités.
Le secrétaire national de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), Gaëtan de Sainte Marie, s’est exprimé jeudi 12 mars sur 42mag.fr pour inviter le gouvernement à rester vigilant sur les tarifs du carburant et d’éviter tout effet d’aubaine, alors que le coût de l’essence et du gazole oscille autour de 2 euros depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.
« Après le déclenchement du conflit, deux jours plus tard, les prix à la pompe ont connu une hausse considérable. Franchement, cela demeure difficilement compréhensible. On dirait bien qu’il y a un effet d’aubaine, et c’est inacceptable », déclare-t-il. Le chef du gouvernement réunit ce jeudi matin les distributeurs de carburants afin d’évoquer les répercussions de la guerre sur les prix à la pompe.
Il ne faut pas être dans le déni
Bien qu’il reconnaisse que la guerre au Moyen-Orient fragilise les petites entreprises, il appelle à garder une attitude mesurée : « aujourd’hui, il faut éviter le déni, tout en restant lucide et posé ». Selon lui, il est trop tôt pour solliciter des aides publiques. Toutefois, si le conflit venait à durer très longtemps, il y aurait d’importants effets sur les PME, avertit-il, rappelant que l’année dernière, près de 70 000 entreprises en France ont déposé le bilan, et que certaines sociétés sont très fragiles, fortement dépendantes des prochaines commandes ou des prochains deliveries.
Gaëtan de Sainte Marie a également interpellé les banques pour qu’elles fassent preuve de clémence envers les entreprises en cette période d’incertitude. En attendant, « on demande que cette guerre ne dure pas longtemps, qu’elle s’arrête vite et que la France ou l’Europe fasse en sorte que le détroit d’Ormuz soit de nouveau navigable », ajoute-t-il.







