Après avoir dénoncé, à la fin du mois de mars, un État qu’elle a qualifié de « profiteur de crise », la cheffe du groupe RN à l’Assemblée n’a pas manqué de réitérer son reproche envers l’exécutif pour son refus d’abaisser la TVA, passant de 20% à 5,5%, sur l’ensemble des énergies, mesure qu’elle demande depuis longtemps.
Le Rassemblement national n’envisage pas de déposer une motion de censure sur la question des carburants, a indiqué Marine Le Pen mardi 7 avril, même si elle affirme clairement qu’elle assume son désaccord avec le gouvernement, qu’elle accuse d’agir de manière tout à fait absurde.
À l’issue de la traditionnelle réunion hebdomadaire des chefs de groupes à l’Assemblée, la cheffe des députés RN a ajouté qu’on ne se situe plus dans une période de censure et a soutenu que, selon elle, aucun Français n’approuve la façon dont l’exécutif gère la crise des carburants.
Après avoir dénoncé fin mars ce qu’elle qualifie d’État profitant de la crise, elle a une nouvelle fois critiqué le refus du pouvoir de ramener la TVA de 20 % à 5,5 % sur l’ensemble des énergies, une mesure qu’elle réclame depuis longtemps. Elle a ajouté que si le gouvernement refuse d’examiner cette option, cela demeure son problème, mais il ne peut accuser l’opposition de rien, en réponse à Maud Bregeon qui l’avait accusée mardi matin de spéculer politiquement depuis le début de cette crise.
« L’État ne profite jamais d’une crise pétrolière », a martelé la porte-parole du gouvernement sur BFMTV, expliquant notamment que l’augmentation des recettes issues de la TVA est immédiatement compensée par la baisse de la consommation, et qu’à cause de la hausse des taux, l’État emprunte aussi plus cher sur les marchés. Cela n’a pas convaincu Marine Le Pen, qui a réaffirmé son désaccord avec le gouvernement sur ce dossier, regrettant que l’exécutif fasse, selon elle, comme d’habitude, n’importe quoi, et prédisant des conséquences lourdes sur le pouvoir d’achat des ménages et sur l’économie.







