Les syndicats affirment leur opposition, notamment, à des réorganisations internes qui nuisent à la santé mentale et physique des salariés, dans un communiqué commun publié mercredi et consulté par 42mag.fr.
Quatre organisations syndicales du secteur ferroviaire — CGT-Cheminots, Sud-Rail, Unsa-Ferroviaire et CFDT-Cheminots — ont déposé un préavis de grève prévu pour le 10 juin, selon l’intersyndicale dans un communiqué publié le mercredi 6 mai et relayé par 42mag.fr. Elles dénoncent notamment les « réorganisations qui portent atteinte à la santé mentale et physique » des salariés.
Dans leur communiqué, les fédérations cheminotes décrivent « l’état d’urgence face à la multiplication des drames (accidents du travail, arrêts maladie, suicides) engendrés par les restructurations compulsives et le processus de filialisation » . « Nous refusons d’accompagner leurs transformations » , poursuivent les syndicats, qui s’inquiètent « des suppressions de postes, réorganisations, injonctions et pressions à la mobilité professionnelle » . Ils déplorent aussi que le nouveau PDG de la SNCF, Jean Castex, nommé en novembre dernier, « s’apprête à vouloir mettre fin à l’unité sociale » .
Un appel à de « véritables négociations salariales »
Les syndicats soulignent aussi les difficultés de pouvoir d’achat pour les cheminotes et cheminots. « La facture énergétique et les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % en avril 2026, après 1,7 % en mars. L’inflation continue sans perspective d’amélioration » . Ils appellent « à l’ouverture de véritables négociations salariales » . « Étant donné le tournant que traverse la SNCF, les fédérations appellent les cheminots à agir de manière unitaire », concluent les syndicats dans leur communiqué commun.







